NINA KRAVIZ – NINA KRAVIZ (REKIDS)



Elle était hier soir au Rex Club à Paris et le 27 février prochain sort son tout premier album éponyme sur le label Rekids, dirigé par Matt « Radio Slave » Edwards.

La jolie russe a très vite gravi les échelons pour s’arroger une place de choix parmi les meilleurs producteurs en l’espace de deux ans. Son approche en matière de deep house et de techno a su séduire de beaux labels tels que Underground Quality, Cocoon, BPitch et bien évidemment Rekids. Les morceaux « Pain In The Ass » et « I’m Week » sont devenus en peu de temps des classiques : un groove étiré, un zeste sensuel et des atmosphères majestueuses forment une combinaison idéale à la fois pour les clubs undergrounds sombres et une écoute chez soi en solitaire. Une empreinte de velours qui souligne la capacité de l’artiste à écrire de très belles histoires ; l’ancienne organisatrice du club Propaganda à Moscou est également une DJette confirmée. Egalement chanteuse, Nina possède une voix élégante qui se conjugue avec délicatesse sur ses morceaux.

Ces atouts confèrent à l’artiste une véritable idiosyncrasie et le fait que son nom soit également celui de l’album est une décision évidente. Les 14 morceaux qui composent cet album forment un univers riche et homogène où les styles se succèdent avec une douceur incroyable : autant ses prestations à Fabric, au Space ou au Panorama Bar ont été remarquées sans sciller, autant ce voyage entre house édulcorée, sonorités Detroit, nappes ambiantes et soul mélancolique sidère. Suite à la finition analogique, une marque d’authenticité s’en dégage et permet à la chanteuse de s’exprimer. Des paroles suspendues au sein de ses productions délicates.

L’écoute de l’album se fait sans difficultés : plus qu’une simple collection de morceaux on ressent une trame artistique élaborée. Une plongée envoûtante entre paroles lancinantes, lignes acid épurées et boucles hypnotiques, aussi captivante que le regard de la jeune femme. Travail musical avant tout, c’est aussi un album sensible qui ne connaît aucun défaut. La séduction opère avec sensualité, plus mentale que sur d’autres albums de house ou de techno.

De tous ces styles musicaux, de toutes ces ambiances se dévoile une beauté qui entoure chaque morceau de son aura. Du très acid « Walking in the Night » au début de l’album jusqu’à « Fire », en passant par le savoureux « Love or Go », Nina nous enchante, tout simplement. La meilleure façon d’écouter cet album est de le faire du début à la fin, l’immersion se fait naturellement avec comme guide sa voix sublime.

Juste avant « Ghetto Kraviz » est sorti en novembre dernier, un single aux cadences plus prononcées dûes à de mystérieux vocaux et à de lourdes basses. Un travail moins intimiste mais qui suscite beaucoup de respect dans le talent de production de la belle artiste de l’Est.


—–English Version—–


Matt ‘Radio Slave’ Edwards is proud to announce the release of Nina Kraviz’s eponymously entitled debut LP on his own revered Rekids imprint on 27th February 2012.

Muscovite Kraviz has risen swiftly to the top of many peoples’ ‘favourite producer’ pile in the last two years. It’s her simple but infectious take on deep house and techno which has seen the starlet release on connoisseur labels like Underground Quality, Cocoon, BPitch and, of course, Rekids. Tracks like ‘Pain In The Ass’ and ‘I’m Week’ became instant classics upon release; their long grooves, sensuous touch and deeply emotive atmospheres were perfect for both darkened underground clubs and closer home listening. So too did they showcase Kraviz’s deft production prowess, prove she was capable of writing proper songs and, at the same time, showcased the skilled DJ and ex promoter of Propaganda, Moscow to have a perfect voice with which to sing the lines she so elegantly writes.

All of those traits manifest themselves in Nina Kraviz (for an artist as idiosyncratic as this, it’s only right the title is an eponymous one) across the course of the album’s 14 tracks. Surely informed by her experiences playing quality clubs like Fabric, Space and Panorama Bar each weekend, there is plenty to explore from stripped-bare house to deepest Detroit sounds via beautifully ambient pockets and more soul infused slo-mo jams. All coated with an authentic analogue finish, the vast spaces Kraviz marks out for herself provide perfect chambers in which her own delicate vocals can be so beautifully suspended.

Playing out like a full artistic statement rather than just a collection of tracks, the odd time signatures, innocent and waify vocals, muted acid lines and hypnotic loops layered up by Nina all work subtly at pulling you into her world. Nothing on the album reaches out to make a grab for your attention; its much mores sensitive than that, instead working its way under your skin and staying there much longer than most house or techno records.

Though it explores a number of different styles, surfaces and moods, there’s a simple underlying beauty which holds the whole of Nina Kraviz together, from the sparse acid daydream of opener “Walking in the Night” to the otherworldly and fatalistic ambient closer ‘Fire’ via the smooth classicist depths of tracks like “Love or Go.’ This is an album which sounds best digested as a whole, from start to finish. That way, you find yourself fully immersed in Kraviz’s most honest and heartfelt world, just as she intended.

The album is preceded by the release of the brilliant ‘Ghetto Kraviz’ single in November. It’s a bulbous, bouncing fusion of big bass notes, icy keys and creepy vocal patches that add up to something both fresh and arresting, much like the album overall.




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